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La confrérie

 

 

 

 

 

La confrérie

1) Naissance

Lors d'une exposition organisée par le comité culturel de Manhay sur les croyances populaires, Pascal Cornet apprend l'existence d'une confrérie d'indulgence à Harre dans le passé.

Désireux de maintenir les traditions et soucieux de promouvoir sa commune, celui-ci recrée alors avec l'aide de quelques amis, le 4 novembre 1995, la « Confrérie du Glorieux Saint Hubert » sous forme de confrérie gastronomique.

Après deux ans de stage, la confrérie fit et fait toujours désormais partie du Conseil Noble de la Province de Luxembourg et du Grand Conseil des Traditions Gastronomiques de Wallonie et de Bruxelles.

11) Attributions

Les Confréries ont l’art d’utiliser des termes qui semblent rébarbatifs au yeux des néophites. Les termes choisis pour qualifier les différents membres de notre Confrérie l’ont été en rapport avec l’époque durant laquelle a vécu saint Hubert.

C’est pourquoi l’on trouvera le “Grand Maître du Palais”, le”Conseiller de la Cour” et le “Comte du Palais” titres existants dans les palais vers l’an 700. Les autres membres portent le titre de feudataire (personne chargée, par le seigneur. de veiller sur une partie de sa propriété ou fief) suivi d’un qualificatif qui leur est propre.

111) Les symboles

Ecusson de la confrérie

Sur l’écusson de notre Confrérie, on peut voir une clef. Cette clef est un facsimilé de celle qu’aurait reçue. d’après la légende, saint Hubert, lors de son voyage à Rome. L'originale est conservée au Trésor de la cathédrale Saint-Paul de Liège.
De même, notre emblème est composé d’une grande clef en fonte qui nous fût offerte par l’abbé Choque lors de la création de notre confrérie.

 
Drapeau de la confrérie
Quant aux couleurs choisies, il s’agit du jaune (présent sur les drapeaux européen, belge et wallon) et du vert (couleur de la nature, de la chasse).

 

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Saint-Hubert

I   )Saint Hubert à la cour.

Vers l’an 656, Bertrand, duc d’aquitaine eut de son épouse Hugberne un fils qui reçut au baptême le nom d'Hubert et plus tard, il en eut un autre qui fut nommé Eudon. Dans cette famille riche et opulente, issue de souche royale, Hubert reçut une éducation distinguée et se prépara dès son jeune âge à entrer à la cour. Des maîtres habiles lui apprirent les lettres et connaissances qui convenaient à un seigneur de son rang. Le soin de la piété ne fut pas négligé. Sainte Ode, soeur d’Hugberne et tante de l’enfant, sattacha à lui avec une tendresse extraordinaire ; elle lui imprima au fond du coeur ces principes religieux qui le sauvèrent de la dépravation et des excès de l’orgueuil au milieu de la séduction des cours et de l’ivresse des honneurs
On distinguait dans la Gaule, la Neustrie et l’Austrasie. Le roi de Neustrie, Thierry III, résidait à Paris; Hubert fut envoyé à sa cour. Le roi, charmé de ses belles qualités, le créa comte du palais, fonction honorable où le jeune seigneur fit éclater sa sagesse et sa probité. Lorsque Thierry III, après avoir été renversé du trône, y remonta, Hubert, qui lui était demeuré fidèle, alla le retrouver et se remettre à son service mais il ne put y demeurer longtemps, à cause des cruautés dEubroïn, maire du palais, qui fit mourir un grand nombre de prêtres et d’évêques, et qui fit même exiler Saint Lambert, évêque dAustrasie, résidant à Maestricht. Pepin de Herstal, cousin de Saint Hubert et maire du palais en Austrasie, I —reçut avec bonheur à la cour qui se tenait d’ordinaire à Jupille, près de la bourgade de Liège. La piété première de saint Hubert avait sensiblement diminué au contact du monde ; maïs sainte Ode, semblable à un ange tutélaire, l’accompagna en Austrasie.
Pepin de Herstal, maire dAustrasie, devint aussi maire de Neustrie, et il acquit une telle influence qu’il était devenu le plus grand personnage du royaume des Francs. Son cousin, Hubert, attaché à sa personne, ne résidait pas seulement avec lui, à Jupille, près de Liège, mais il le suivait encore dans ses domaines, soit à Landen, soit à Amberloux, et il l’accompagnait même dans ses expéditions militaires. Pepin, satisfait de ses services, le créa grand maître du palais, et lui fit obtenir pour épouse Floribane, fille du comte de Louvain. Cependant, saint Lambert, grâce à l’appui de Pepin de Herstal, était rentré en triomphe à Maestricht, sa ville épiscopale. Souvent, cet évêque se reposait de ses travaux dans une maison de campagne située à Liège, et de là, il allait à Jupille s’entretenir des affaires avec Pepin. Sainte Ode, qui avait suivit Hubert en Austrasie, voyait souvent saint Lambert, et profitait de ses leçons et ~T’e ses exemples pour avancer dans la pratique de toutes les vertus. Son neveu, Hubert,le voyait aussi, mais au lieu de marcher sur les traces de sa tante, qui ne cessait de prier pour lui au lieu de profiter de ses rapports avec le saint évêque, il résistait aux appels intérieurs de la grâce, menait une vie volage et se livrait éperdument à la chasse.

Il  )La conversion - Le désert - Rome

Un jour, (on croit que c’était le Vendredi-Saint), au lieu d’aller comme les autres fidèles aux offices touchants de l’Eglise, saint Hubert, monté sur un cheval, s’était enfoncé avec une meute de chiens, dans la forêt des Ardennes. Comme il s’acharnait à la poursuite d’un cerf d’une beauté extraordinaire, il vit tout à coup cette proie qu’il désirait tant atteindre, s’arrêter et se retouner vers lui, portant entre ses bois, l’image de Jésus-Christ. Lui même allait être la sainte
proie du chasseur céleste des âmes Une voix se fait entendre Si vous ne vous convertissez pas au Seigneur, en formant le propos de vivre saintement, vous serez précipité dans les enfers Frappé par la grâce, le chasseur intrépide descend de cheval, se prosterne devant l’image miraculeuse et adore humblement Jésus-Christ. “Seigneur, dit-il, parlez je ferai ce que vous voudrez. “ La voix du ciel répondit Allez trouvez saint Lambert et abandonnez-vous à sa direction ; c’est lui qui vous instruira de mes volontés. Le grand-maître du palais de Pepin alla en effet trouver saint Lambert à Maestricht, et son arrivée réjouit grandement le saint évêque. Celui-ci retint auprès de lui le nouveau converti, mais enfin il le laissa retourner à la cour où les liens du mariage le retenaient encore auprès de Floribarie. A suivre ses goûts, saint Hubert se fut bien gardé d’y rester. Tous ses désirs le portaient vers la solitude et la consécration de sa personne au service de Dieu. L’occasion se présenta enfin de les accomplir. Floribane mourut vers l’an 685, en lui laissant un fils qui fut nommé Floribert. Toutefois, saint Hubert attendit jusqu’à la mort de son père qui arriva trois ans après. Le duché d’Aquitaine lui revenait par droit de successsion. Notre saint l’abandonna à son frère Eudon, lui confia l’éducation du jeune Floribert, remit son épée au roi et disparut sans qu’on le revît plus jamais parmi les courtisans et les seigneurs de la cour.
Figurez-vous une immense forêt, où des chênes séculaires élèvent leurs têtes touffues vers le ciel, comme pour en voiler les clartés. A leurs pieds, un homme revêtu de la haire et du corselet des pénitents, supporte sans se plaindre toute la rigueur du climat ardennais et les intempéries des saisons. C’était non loin de la ville d’Andage (Saint Hubert). Cet homme austère, vivant d’herbes et de racines, ne buvant que de l’eau, se couchant sur la dure, est un seigneur de la cour. Que fait-il en ces lieux, loin des bruits du monde, priant sans cesse, se livrant à la contemplation, asservissant son corps et ses sens sous un rude esclavage
Il expie les plaisirs volages de sa jeunesse; 1 implore avec larmes la miséricorde du Seigneur : il se prépare, à son insu, à jouer un rôle sublime dans lEglise et à se faire un nom qui sera entouré, jusqu’à la fin des siècles, de la bénédiction des peuples et des malheureux.
Cet illustre pénitent, on le vit à Rome visitant le tombeau des apôtres saint Pierre et saint Paul : sur l’avis d’un ange, il couronnait, par ce pélerinage, sept années d’austérité dans la forêt ardennaise.
Mais voici qu’une nuit, à Liège (696), des sicaires immolaient saint Lambert dans sa maison de campagne ; ce prélat, défenseur des vertus conjugales, avait reproché à Pepin son union criminelle avec la courtisane Alpaïde. Ala tête des meurtriers, animé par la vengeance, se trouvait Dodon, le frère de la pécheresse.
La même nuit, le pape Serge I”, à Rome, vit un ange debout près de son lit qui lui racontait tous les détails de cette scène meurtrière. Ce matin, ajouta l’envoyé céleste, un pélerin, disciple de l’évêque martyr, visitera le tombeau des apôtres; allez le trouver. Vous lui donnerez ce bâton épiscopal (il montrait la crosse même de saint Lambert) et vous le consacrerez évêque de Tongres».
Les choses se passèrent comme l’ange l’avait recommandé, et il s’y ajouta encore des faits merveilleux qu’il n’avait point annoncés. Le pape, s’étant rendu le matin au tombeau des apôtres, y trouva saint Hubert et lui raconta les événements douloureux dont la bourgade de Liège venait d’être le théâtre ; ces tristes nouvelles firent verser des larmes au disciple de saint Lambert. Il fut revêtu d’ornements

 

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Article de presse

 

 

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Le Village de Harre

C'est vers 1250 que l'on trouve écrit pour la première fois le nom de Harre, orthographié à cette époque Har.

harre

En l'an 1628, notre village se détachait définitivement de la paroisse d'Izier, pour devenir ainsi une paroisse indépendante. Possédant une chapelle dédiée à saint Lambert, il était tout à fait normal que l'on choisît saint Hubert comme patron de notre nouvelle paroisse, l'histoire de ces deux saints étant liée. Durant les siècles qui suivent, le culte de saint Hubert à Harre est très vivant.

eglise

Le 6 décembre 1842, un rescrit de Rome permet à l'abbé Lamy de fonder une confrérie d'indulgence appelée « Confrérie du Glorieux Saint Hubert ». Celle-ci tombera peu à peu dans l'oubli.

Plus de cent ans après, le 6 novembre 1960, l 'abbé Choque offre à la paroisse une relique de saint Hubert (parcelle de la sainte étole prélevée à Saint Hubert en 1815) qu'il avait reçue de son père.

 

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 Lexique

Feudataire : vassal, possesseur d'un fief, qui devait foi et hommage à son suzerain

Impétrant : personne qui obtient un titre, un diplôme, une charge…

Armoiries : ensemble de signes, devises et ornements de l'écu d'un état, d'une ville, d'une famille

Bourrelier : ouvrier, marchand spécialisé dans divers articles de cuir (harnachements, sacs, courroies etc)

Chaudronnier : personne qui fabrique, vend ou répare des objets en tôle ou en cuivre, rivés, emboutis ou estampés

Faconde : grande facilité à parler, abondance de paroles

Maquignon : marchand de chevaux et, par extension, marchand de bétail, notamment de bovins

Rétameur : ouvrier qui rétame, c'est-à-dire qui recouvre d'une couche d'étain des ustensiles de cuisine

Vivandière : personne qui vendait des vivres, des boissons aux soldats

Sarrasin : nom donné par les Occidentaux du Moyen Age aux étrangers d’Europe et d’Afrique

Calame : instrument d’écriture préparé à partir du tube d’un roseau

Indiciaire : chroniqueur au service d’un grand personnage

Télonaire : fonctionnaire qui percevait le tonlieu, à savoir le droit seigneurial d’entrée ou de sortie payé par le vendeur ou l’acheteur de denrées et marchandises pour les lieux qu’il occupait dans les foires ou marchés

Denier : ancienne monnaie d'argent de l'époque carolingienne qui correspondait à un douxième de sou. C'était la monnaie d'échange de millions de paysans et de commerçants.

Boisilleur : au Moyen Age, nom donné à celui qui profite de la forêt pour y puiser des moyens de subsitances ou y trouver la matière première d'un métier.

 

 

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